L’insécurité demeure une grosse épine aux pieds des populations de N’Djamena et de l’intérieur qui ne savent plus à quel saint se vouer. Pour une simple moto ou voiture, des citoyens tchadiens sont abattus ou passés à tabac. C’est une analyse de la rédaction de la Radio FM liberté avec la plume de MBAIDHOREM ALPHONSE.
L’insécurité dans nos villes, nos villages et ferriques continue de faire des victimes sous le regard impuissant des forces de l’ordre et de sécurité. Cette insécurité a pour noms : le banditisme, le vol à mains armées, la détention illégale des armes de guerre par certains citoyens, des intouchables, l’impunité et la liste n’est pas exhaustive. Mais pourquoi ? Pourquoi des paisibles citoyens doivent vivre dans une peur perpétuelle à cause d’une moto ou d’une voiture qu’ils possèdent ? Que fait le Ministère de la sécurité publique ? Que fait le Ministère des droits de l’homme ? Que fait le gouvernement pour assurer aux populations démunies, la tranquillité dans leur état de pauvreté ? Il y a des tchadiens qui sont belliqueux mais tout le monde ne l’est pas. Il y en a qui possèdent des armes mais tout le monde n’en veut pas. Certains sont des voleurs, des malfrats, mais tout le monde ne l’est pas. Il y en a qui ne savent que tuer dans leur vie pour arracher les biens des autres, mais ce n’est pas le métier de tout le monde. Encore des victimes de plus à cause d’une moto, d’une voiture. L’on se rappelle encore le braquage de l’unique véhicule de l’ APLFT (Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad) en plein jour aux environs du rond point du 10 octobre par des bandits de grands chemins. Par miracle, le chauffeur M. MBAIGOLMEM DJENE OBED a eu la vie sauve et l’affaire est classée sans suite jusqu’à nos jours. En effet, d’Octobre à Décembre, le bilan est plus que désolant pour une petite capitale comme N’Djaména. Le 12 Décembre, M. Martin Mbainaissem, logicien à Africare a été copieusement passé à tabac à coup de machettes et de gourdins avant de voir sa moto partir avec ses bourreaux. Le 18 Décembre, notre confrère Augustin Zouzané de N’Djaména bihebdo est aussi tombé dans leur filet. Il a eu la vie sauve grâce à ses jambes mais pas sa moto. Le 20 Décembre, autour de 18h sur l’avenue du 10 Octobre, M. Yaya Padheu, chauffeur au Projet sectoriel d’Appui au Organisations Paysannes (PSAOP) à la base de Moundou en mission avec son chef à N’Djaména a été froidement abattu par des inconnus armés. Et cela, deux semaines seulement après l’assassinat d’un chauffeur du HCR, basé a Danamadji dans le moyen chari. Ce dernier a été abattu entre Koumra et Sarh. Sans oublier les autres cas du quartier Djari, de l’école « Chagoua 1 » à N’Djamena, etc. Ce qui choque dans cette histoire est que ces brigands opèrent de jour comme de nuit dans la capitale. Ils ne sont jamais inquiétés et coulent de paisibles jours en narguant les forces de l’ordre et de sécurité et les institutions de la République.