En effet, les 2 et 3 février 2008 ont provoqué de grands bouleversements à N’Djamena avec son corollaire à savoir : des pillages, des violations graves des droits de l’homme, l’état d’urgence, l’ordonnance 05 portant régime de la presse au Tchad, la fuite massive des cerveaux, la recrudescence de l’insécurité, des quartiers ont été rasés, des arbres qui, jadis faisaient la beauté et la fierté de certaines avenues ont été supprimés, une grande partie de la population se trouve toujours au camp des réfugiés à Maltam au Cameroun, etc. La vague du bouleversement a fini sa folle course par une ceinture de sécurité autour de N’Djamena. Il s’agit d’un grand trou de 6 mètres de large et 4 mètres de profondeur, creusé tout autour de N’Djamena pour empêcher, tantôt une nouvelle invasion par les rebelles, tantôt pour drainer les eaux de pluie de la capitale, affirme-t-on.
Suite aux événements des 2 et 3 février 2008 qui ont secoué N’Djamena la capitale et marqué la population, il n’en est pas moins pour certaines infrastructures endommagées, certaines lois modifiées, nombre de fonctionnaires de l’Etat démis de leur fonction et même N’Djamena devenu Fort Lamy. On aura tout vu dans ce pays avant la fin du monde. En effet, les 2 et 3 février 2008 ont provoqué de grands bouleversements à N’Djamena avec son corollaire à savoir : des pillages, des violations graves des droits de l’homme, l’état d’urgence, l’ordonnance 05 portant régime de la presse au Tchad, la fuite massive des cerveaux, la recrudescence de l’insécurité, des quartiers ont été rasés, des arbres qui, jadis faisaient la beauté et la fierté de certaines avenues ont été supprimés, une grande partie de la population se trouve toujours au camp des réfugiés à Maltam au Cameroun, etc. La vague du bouleversement a fini sa folle course par une ceinture de sécurité autour de N’Djamena. Il s’agit d’un grand trou de 6 mètres de large et 4 mètres de profondeur, creusé tout autour de N’Djamena pour empêcher, tantôt une nouvelle invasion par les rebelles, tantôt pour drainer les eaux de pluie de la capitale, affirme-t-on. En réalité, la première raison semble être la plus plausible quand on sait que toutes les mesures qui sont prises avant, pendant et après le déclanchement de ces évènements jusqu’à nos jours consistent à renforcer les mesures de sécurité. C’est vrai, quand un arbre est dit vieux et date de la période coloniale, on peut le couper et en planter d’autres plus jolis, plus embellissant, propres d’une ville moderne comme on en argumente (wait and see). De même, des quartiers ont été rasés pour céder la place d’autres plus chics, plus huppés de l’ère pétrolière, signe-t-on à qui veut bien l’entendre (wait and see). Mais l’idée de creuser un trou ceinturant la capitale pour drainer les eaux de pluie risque de provoquer l’effet inverse. Tous les gens avertis savent que N’Djamena est une dépression c’est à dire un creux, un enfoncement. En d’autres termes, dans les jours qui suivent, ce trou risque de drainer les eaux de pluie des alentours pour les déverser dans la capitale en cas de grosses pluies et de provoquer des inondations. Et les inondations, de grâce, personne n’en veut plus à N’Djamena car chacun connaît les conséquences. Déjà, en l’état actuel, le cœur des N’Djamenois bat à la chamade à chaque approche de la saison des pluies à cause des inondations parce qu’à chaque saison des pluie, la capitale n’en manque pas et elles créent de sérieux dommages à la population qui est rarement assistée dans ces circonstances particulièrement difficiles. Certaines familles squattent dans les écoles pour attendre la fin des pluies. D’autres, ne savent où aller, vivent dans ces conditions insalubres et hautement dangereuses en implorant chaque jour la grâce de Dieu. Certaines écoles de la place ne commencent jamais les cours en septembre parce que l’établissement est chaque année inondée. D’autres ne finissent jamais les cours fin juin à cause des inondations. Certains quartiers de N’Djamena sont inaccessibles pendant la saison des inondations. Et comme si cela ne suffit pas, comme le malheur ne vient jamais seul, dit-on, on creuse un trou qui risque de ne pas nous faire du bien comme imaginer mais de nous engloutir tous. Une analyse de MBAINDOREM Alphonse