Pour assouvir leurs désirs libidineux, certains hommes s’acharnent sur des filles âgées, pour la plupart de 9 à 15 ans.
Pour assouvir leurs désirs libidineux, certains hommes s’acharnent sur des filles âgées, pour la plupart de 9 à 15 ans. De mai à juin 2008, trois cas de viol sur des filles mineures, sont enregistrés dans la région du Mayo-Kébbi.Il est midi ce vendredi 27 juin au Lycée Jacques Moudéïna de Bongor. Ici, les vacances ont commencé plus tôt. Nulle trace d’élève dans la cour. Seuls quelques enseignants sont visibles. D., une fillette, âgée d’environ 10 ans, vendeuse ambulante de poids de terre cuits, propose sa marchandise. Quelques enseignants regroupés dans la cour du Lycée l’appellent. Le marché est conclu. Au moment où D. quitte ses clients, Tchockneye Ousmane Manakassé, âgé de 32 ans, la suit. Il l’appelle comme tout acheteur et la retire derrière le lycée Jacques Moudéïna, au bord du fleuve Logone, pour lui demander de faire l’amour avec elle. Une demande refusée par D. La résistance ne dure que quelques temps lorsque Tchockeye la menace de mort avec une arme blanche. Devant cette menace, elle s’est laissée faire. Il faut rappeler que Tchockneye murissait cet acte depuis longtemps. Un jour, il aurait passé la commande de poids de terre cuits à D. Ce que la fillette aurait refusé en l’orientant vers sa mère. Actuellement, Tchockneye est entre les mains de la police de Bongor. " Cette affaire doit poursuivre normalement son cours. Ma fille ne doit pas être la risée de ses camarades ", tranche sèchement Mbayam Isaï, l’un des parents de D. " Ma fille doit passer également des analyses médicales pour qu’elle soit située sur son statut sérologique ", ajoute Mbayam. D. n’est pas la seule fille de cet âge à subir cet acte de viol. Le 20 mai dernier, au quartier Largeau à Bongor, un homme, poussé par son instinct libidineux, a violé une fillette. Ngaronan Nanotomadji, âgé de 43 ans environ, aurait violé une fillette, Eldjima D, âgée de 9 ans. Le violeur est appréhendé par la brigade de recherche de Bongor puis mis à la disposition de la justice. Eldjima, quant à elle, est en observation médicale pour une période de six mois. Après cette période, elle passera un test de dépistage afin de déterminer sa sérologie. Il faut rappeler que Ngaronan est le président d’une association des personnes vivant avec le VIH/sida de Bongor. Contre toute attente, les parents de Eldjima, en accord avec le violeur, veulent régler le problème à l’amiable alors que l’action pénale est engagée. Le violeur devrait verser une somme de six cent mille (600.000) FCFA aux parents de Eldjima. Il a dû verser, séance tenante, une somme de douze mille (12.000) FCFA. Le reste du versement est à échelonner dans le temps. Un dernier cas de viol est signalé à Léré, dans le Mayo-Kébbi Ouest. Une jeune fille âgée de 15 ans aurait subi le même sort.