Cinq jours durant, le cadre de concertation a mené diverses activités dans les cantons de Goundi, Mahîme-Toky et Dobo dans la sous-préfecture de Goundi, département du Mandoul oriental.
D’après un calcul fait par les jeunes, neuf (9) enfants bouviers dont 4 sont de retour au village Mahim Toky. En revanche, dans le canton Dobo, quatre vingt dix sept (97) enfants bouviers identifiés sont encore en services. Cela montre bien l’évolution du phénomène et indique que les institutions en charge de la protection des droits et du bien être de l’enfant doivent redoubler d’effort. Le cadre de concertation pour la lutte contre le travail des enfants bouviers et domestiques en fait son cheval de bataille. Pour atteindre la population cible, le CDC-EBD passe par la sensibilisation, le plaidoyer, la mobilisation des parents et des autorités. La formation sur les droits des enfants, la production des films suivis, de causeries éducatives, et des jeux ne sont pas du reste. Devant un paterne des parents, enfants, autorités administratives et traditionnelles. Par le théâtre, des chants, des témoignages, la population a exprimé son ras-le-bol contre le phénomène enfants bouviers. Les participants ont identifié eux-mêmes les causes, les conséquences et les solutions adaptées pour son éradication entre autres. Demander aux parents qui ont encore des enfants chez les éleveurs de les récupérer, évaluer le gain des enfants à réintégrer, telles sont les recommandations formulées par les participants. En outre, une série d’engagements ont été signés par les acteurs du phénomène. Les parents s’engagent à inscrire leurs enfants à l’école et à leur donner une bonne éducation, à les protéger et à prendre soin d’eux, à dénoncer le phénomène auprès des chefs des villages, autorités administratives ou judiciaires. Les jeunes, par contre, s’engagent à mettre sur pied des comités de surveillance et à sensibiliser la population sur les méfaits du travail des enfants bouviers. Pour corroborer tout cela, le sous-préfet de Goundi, représentant le gouverneur du Mandoul et le coordonnateur du cadre de concertation ont mis tour à tour en garde quiconque qui s’entêterait à placer ou recruter les mineurs comme bouviers.